
18 mai 2007Nouveau premier ministre de Nicolas Sarkozy, François Fillon est aussi un véritable passionné de sport automobile. Il participe régulièrement à des compétitions. Nous l’avions rencontré lors du Mans Classic 2006.
Le temps est menaçant en ce dimanche 9 juillet 2006 sur le circuit du Mans, dans la Sarthe. Peu importe, depuis deux jours, spectateurs et pilotes sont venus en masse pour la troisième édition du Mans Classic, épreuve historique des célèbres 24 heures du Mans.
Dans les stands, un homme sort de sa voiture, fatigué de l’effort qu’il vient de produire, mais souriant, heureux des moments qu’il vient de vivre. Ses yeux pétillent de joie. Cet homme, c’est François Fillon, celui qui allait devenir premier ministre de Nicolas Sarkozy quelques mois plus tard.
François Fillon, pourquoi participer au Mans Classic 2006 ?
Parce que l’automobile est une passion pour moi, la course automobile et le Mans en particulier. Le Mans Classic c’est l’occasion pour des pilotes qui ne sont pas des professionnels comme c’est mon cas de prendre beaucoup de plaisir avec des voitures formidables et de se prendre pendant quelques instants pour un vrai pilote de course. Ce qui est un rêve d’enfant.
Sur quelle auto participez-vous ?
C’est une Ferrari 250 GT chassis court. C’est une voiture mythique, formidable, qui ne m’appartient pas naturellement, et que me prêtent des amis qui courent avec moi ici.
Il y a deux ans j’avais piloté une autre Ferrari. C’est finalement assez facile. C’est une voiture très puissante. Ca glisse un petit peu mais comme toute les voitures de cette époque. La seule chose c’est qu’elle a tellement de valeur que l’on fait très attention à ne pas l’abimer.
Y a-t-il une marque qui vous passionne en particulier ?
Non, pas du tout. J’ai aussi conduit pendant Le Mans Classic l’Alpine A220. Tout ce qui roule et qui procure une sensation de vitesse, je prends.
Que retiendrez-vous de cette édition du Mans Classic 2006 ? La nuit à 3 heures du matin au volant de cette Ferrari, ou alors le lever du soleil à 6 heures au volant de l’Alpine A220, c’était vraiment un bonheur.
Evidemment, ce n’est pas parce qu’il est à Matignon que le sort de l’automobile en France va changer. Mais il a toujours œuvré en faveur du sport automobile dans sa région, la Sarthe. C’est notamment lui qui avait permis la création du Technoparc du Mans. Alors peut-être que l’avenir du sport automobile français sera un peu meilleur dans les prochains mois.
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