
3 octobre 2007Des participants venus de France et d’étranger, des voitures que l’on ne voit jamais, une bonne ambiance, du public, un accueil chaleureux... Découverte du Rallye de la Mer.
Il fait encore nuit en ce 22 septembre lorsque les premiers concurrents du XIème rallye de la mer arrivent à Saint Jean de Luz. Très vite, le front de mer prend des airs de musée de l’automobile vivant. Une soixantaine de véhicules d’exception ont répondus à l’invitation du Club Basque des Véhicules Anciens, et ce, malgré la météo plutôt capricieuse. Très vite, les concurrents sont confrontés au 1er impératif du jour, la mise en place de la plaque du rallye.
Le jour se lève à peine lorsque les premiers concurrents s’élancent à l’assaut des cols pyrénéens. Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas forcément les voitures les plus anciennes les plus capricieuses. Pour preuve cet équipage belge, en instance de perdre son pot d’échappement : « Nous avons fait 4000 km sans problème et là, au bout de 20 km, on perd notre pot d’échappement, explique en rigolant le pilote, un ancien mécanicien. Nous venons d’Anvers mais nous avons fait un petit périple en Italie avant de venir ici. »
Le rallye de la mer est en effet de renommée internationale. On vient bien sûr de France, mais aussi de Belgique, d’Angleterre ou d’Espagne. Bien que moins connu que d’autres événements, le rallye de la mer réuni un plateau assez exceptionnel de voitures produites avant 1970.
Parmi les plus anciennes, une magnifique Renault de 1908. Toujours partie dans les premières, elle sera toujours dans les dernières à l’arrivée. Mais elle passera tous les cols et effectuera tout le trajet sans encombre. Il s’agit sans aucun doute de l’une des voitures les plus remarquées et les plus applaudies du rallye, avec la non moins exceptionnelle Hispano Suiza de 1928.
Et les italiennes me demanderez-vous ? Et bien contrairement aux autres rallyes, ici pas une seule Ferrari. Les voitures italiennes sont malgré tout bien représentées avec toute une horde de petites Alfa Romeo. Parmi elles, la plus âgée est une Alfa 6C qui nous fait remonter aux années 30. Petit détail qui fait toute la différence, rendant la voiture encore plus vivante, la bouteille de rouge qui dépasse légèrement de la besace installée sur la roue de secours.
Quant à l’italienne la plus récente, il s’agit d’une Lamborghini Countach blanche qui n’aurait même pas dû participer car produite après 1970. Oui mais voilà, cette voiture est tellement rare sur nos routes qu’elle a exceptionnellement été acceptée.
« J’ai travaillé énormément dessus pour la remettre dans cet état, depuis 4 ans, explique Lucien Labourdette, son heureux propriétaire. Les phares, les clignotants, les veilleuses, le chauffage, la clim… le faisceau électrique italien n’est pas au top.
A conduire, l’embrayage est très très dur. C’est un petit camion, un petit fourgon. En freinage, ça manque un peu. Les vitesses c’est comme sur une voiture classique, il y a juste des guides sur le levier de vitesses. Elle fait 375 ch, 23 ch fiscaux, 315 km/h, mais ça je n’y suis jamais monté. Le maximum que j’ai atteint c’est 260 km/h sur l’autodrome de Nogaro. Niveau consommation, c’est pas mal, entre 20 et 50 litres. Ca dépend comment on l’amène. Aujourd’hui c’est 40-50 litres. Là j’ai utilisé la moitié du réservoir et j’ai fait exactement 200 km. J’ai consommé 80 litres.
J’ai fait 21 000 km depuis que je l’ai. Je n’ai jamais eu de pépin avec. C’est une voiture qui est très fiable, j’en suis très content. Il n’y a pas d’entretien de moteur, ou très peu. Il n’y a pas de distribution parce que là c’est à chaine. Il y a juste l’entretien classique de temps en temps pour la chaine contrairement aux Ferrari où il faut changer les courroies de distribution qui coûtent une fortune pour des fois s’en servir 5 ou même 3 km par an. Là au moins on peut s’en servir le nombre de kilomètres que l’on veut, il n’y a pas d’entretien à y faire. Sauf les vidanges classiques que je fais moi-même. »
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