Alfa Romeo Spider 2.2 JTS 185

Ecrit le mercredi 2 mai 2007 par Nicolas Billon, Vincent Royer - 3 commentaire(s)

Les Spider chez Alfa Romeo, on connaît bien. Le constructeur en a presque toujours produit. Synonyme de liberté et de passion, Spider rime aussi chez Alfa Romeo avec émotion et beauté. Et ce n’est pas le Spider actuel qui nous contredira.


Directement dérivé du coupé Brera, et donc de la 159, le Spider en reprend l’intégralité de la face avant, avec ses triples phares et son capot nervuré, agressif. Il en possède également les mêmes défauts, des pare-chocs uniquement esthétiques.

Mais si le coupé Brera a été dessiné par le maitre Giugiaro, c’est un autre maître, Pininfarina, qui l’a modifié pour en faire ce Spider.

Si les modifications ne concernent que la capote, en toile, et la partie arrière, elles permettent néanmoins d’alléger l’esthétique de l’ensemble. L’arrière est plus fin, moins rondouillard que celui du coupé.

Les arceaux de sécurité, derrière les sièges, sont habilement prolongés jusque sur le capot arrière, ajoutant à l’aspect dynamique de la voiture.

Le capot arrière, lui, se termine par le 3ème feu stop, intégré dans un espèce de petit becquet naturel. L’ensemble est racé, félin, élégant et va chercher le regard des passants sans jamais le provoquer ostensiblement.

 Volume du coffre fixe et très honnête

Pour le vérifier, nous avons choisi de tester ce Spider sur les routes empruntées par une épreuve mythique, le Tour Auto.

Première difficulté, mettre la voiture aux couleurs de l’événement. C’est là que l’on se rend compte que les nervures du capot ne sont pas que des effets d’optique.

Seconde difficulté, faire rentrer dans le coffre valise et matériel de tournage. Le volume du coffre reste fixe que le Spider soit capoté ou décapoté. Avec 253 dm3, il est relativement spacieux pour un véhicule de ce type. D’ailleurs, seul le pied de la caméra ne pourra pas tenir.

Une fois le Spider chargé, nous voici partis pour Albi, via Le Mans, Poitiers et Sarlat.

 Un habitacle parfaitement protégé du vent

Premier constat, au milieu des voitures d’exception qui composent le plateau de cette 16ème édition du Tour Auto, le Spider ne dénote pas. Au contraire, il va jusqu’à recevoir les mêmes salves d’encouragement. Le bruit du moteur est discret mais envoutant.

Vitres latérales fermées ou pas, l’habitacle est parfaitement protégé du vent. Pas de bruits parasites ou de sifflements intempestifs par exemple. Pas de problème non plus pour lire son roadbook, ou sa carte, et les poser sur le siège passager, rien ne s’envolera.

La direction est directe et précise. Les suspensions bien que fermes et rigides, n’empêchent pas le confort à condition que la route soit en bon état et que l’on ne fasse pas la course. Car dans ce cas, la voiture et ses occupants sont ballotés dans tous les sens. Malgré cette fermeté, le fort débattement des suspensions fait que la voiture se cabre à l’accélération, alors que l’avant s’écrase lors des freinages trop appuyés.

Ces petits défauts se feraient vite oublier si le Spider n’en possédait pas un autre, plus problématique. Et notre modèle d’essai semble l’avoir compris en regardant passer les voitures de course : il lui manque un moteur digne de ce nom.

 Poids excessif

Car sous le capot, le moteur essence 2.2 JTS de 185 ch a du mal à faire oublier les 1530 kg du Spider. 8,8 s lui seront nécessaires pour atteindre 100 km/h quand sa vitesse de pointe culmine à 217 km/h.

Très linéaire, ce moteur ne provoque pas réellement de sensation. Dommage car la voiture est par ailleurs plaisante à conduire. Son freinage, assuré par des disques ventilés à l’avant, pleins à l’arrière, est efficace. La boite 6 vitesses est précise et agréable. Côté consommation, les 9,4 l annoncé par le constructeur aux 100 km en cycle mixte se sont transformés pour nous en 11,7 l.

Légèrement sous-vireur, le Spider, déjà renforcé, aurait mérité un peu plus de rigidité à la torsion. Mais on l’aura compris, cette voiture n’est pas une sportive mais bien une auto faite pour la promenade. Dans cette optique là, c’est du pur bonheur.

 Capote traditionnelle

Un mot sur la capote, traditionnelle, en toile. Elle s’ouvre et se ferme électriquement et uniquement à l’arrêt. L’opération prend 28 s. A noter, la vitre incorporée à la capote est en verre et possède son système de dégivrage. Un vrai plus le matin. Composée de cinq couches, dont une dédiée à l’insonorisation, la capote repose sur une structure en acier et aluminium.

A l’intérieur, on retrouve l’habitacle des Brera et 159, les places arrières en moins. Toute l’instrumentation est tournée vers le conducteur. Les matériaux, à l’exclusion de quelques plastiques, sont plutôt de bonne qualité.

Climatisation bi-zône, autoradio CD, vitres électriques, radar de recul, volant et pommeau de vitesses gainés de cuir sont de série. Les commandes d’ouverture de la capote prennent place à côté du frein à main et l’on retrouve le bouton de démarrage au tableau de bord.

A l’arrière, pas de sièges mais deux petits coffres fermant à clé pour ranger ses effets personnels. Pratiques, on aurait aimé que comme eux, la boite à gants et l’accoudoir central réfrigéré ferment à clé. Impossible sinon de laisser la voiture garée sans la recapoter.

Equipée de série d’airbags frontaux conducteur et passager, de l’airbag de genoux pour le conducteur, des airbags latéraux à l’avant, de l’ABS avec anti-patinage ASR et correcteur de freinage EBD EBD Symbole de Electronic Brakeforce Distribution. Répartiteur de freinage capable d’exercer une action de freinage maximale sur chaque roue proche du blocage. , le Spider a tout pour être une voiture sécurisante. ASR et ESP ESP Contrôle de la stabilité dynamique dans les virages. étant par ailleurs déconnectables.

 Bilan

Au final, face à ses ancêtres, et contrairement à ce que laisse penser ce panneau, ce Spider n’est pas une arnaque. A condition, évidemment, de ne pas l’acheter en pensant acquérir une sportive. Ce Spider préfère les longues ballades en amoureux.

Reste son prix. A 35 700 euros en version de base, il n’est pas forcément le mieux placé. Mais avec sa ligne, inimitable, il possède des arguments de poids : l’émotion et la passion.

Tarif du modèle essayéau 1er septembre 2006
Alfa Romeo 2.2 JTS 185 36 500 €
Peinture métallisée 550 €
Tapis de sol 150 €
Tarif du modèle essayé 37 200 €

3 commentaires


  • Alfa Romeo Spider 2.2 JTS 185

    26 septembre 2007 13:26, par AFLC7

    Eh oui, elle n’a pas de moteur même si le 2,2 est beaucoup plus réussi que le V6. En V6 avec options elle s’affiche au prix d’un Z4 3,0l ou d’un Boxster d’entrée de gamme, le choix est vite fait même pour un adorateur du Spider comme moi... Louons la réelle qualité de réalisation mais que dire d’autre quand on constate qu’une authentique voiture de sport s’est muée en une authentique voiture de vieux depuis vingt ans maintenant...

  • Alfa Romeo Spider 2.2 JTS 185

    20 octobre 2007 13:39, par Alf-spider

    Je roule avec ce modele depuis un mois et que du bonheur !Le moteur enroule parfaitement dans la circuulation de tous les jours et ne rechigne pas d’aller vers les 7000tr/mn.Ce vehcule est à essayer avant de donner un avis plus ou moins negatif .Confortable,elegant, et bien qu’il ne puisse rivaliser avec un "boxter" par exemple, il est tres largement au dessus du lot des vehicules communs que vous croisez tous les jours .
    mon conseil : essayez le sur un grand parcours avant d’emettre un avis .

  • Alfa Romeo Spider 2.2 JTS 185

    6 novembre 2007 21:55

    je l’ai essayé ....c’est pas mal du tout !!!largement suffisant pour 99% des automobilistes .et en plus relativement spacieux , pratique les 2 coffres derrière les sièges !note 8/10 .




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