Arnaud Belloni, "Lancia a un avenir"

Ecrit le mardi 3 octobre 2006 par Vincent Royer

Directeur de Lancia France depuis le 1er juin 2006, Arnaud Belloni nous parle de son plan d’action pour relancer la marque en France, du Mondial de l’auto et des nouveautés à venir.


- Quelle est la scénographie du stand Lancia cette année ?
Arnaud Belloni : L’idée était de faire un stand glamour. On se trouve clairement ici dans un studio de photos, un studio de mode, avec de petites alcôves mettant en exergue les différents modèles. On a l’alcôve Delta, l’alcôve Ypsilon, l’alcôve Musa et l’alcôve Thesis.

- Le symbole du Centenaire Lancia, reprenant le symbole de l’infini, est-il représentatif de l’état d’esprit de la marque aujourd’hui ?
Le symbole du centenaire, c’est la réinterprétation de l’anneau de Moebius, signe d’éternité. Un signe d’éternité, c’est un message fort. On fête 100 ans mais ce n’est pas forcément intéressant en soi d’avoir 100 ans. C’est un signe simplement de pérennité, de réassurance par rapport à l’histoire. Ce qui est fondamental par contre, c’est que la marque ait un avenir et on a souhaité que ce centenaire se fasse sous le signe des nouveautés avec l’évolution de l’Ypsilon et surtout la présentation en première mondiale de la Delta.

- L’intérêt de la Delta n’est-il pas double, sentimental et donc encore plus commercial ?
C’est une voiture essentielle pour nous parce qu’elle est, elle se situe, à un endroit du marché où l’on n’est pas aujourd’hui. On occupe assez bien le segment des citadines, les voitures plutôt de petite taille, ce qui convient bien au marché français. On est présent sur les voitures de grande taille avec Thesis et avec un grand monospace, Phedra. Mais au niveau intermédiaire, là où le marché français est très puissant, nous n’avions pas réellement d’offre. Pour nous il y a donc un intérêt totalement stratégique et bien sur économique. Mais il y a aussi un intérêt, je dirai plus sentimental. Faire vivre un modèle comme la Delta, qui a été une arme absolue pour nous de puissance, c’est évidement essentiel

- Quelles seront les caractéristiques principales de la Lancia Delta HPE ?
Bien sûr, la taille est importante 4,5 m. On aura un coffre assez volumineux, d’à peu près 500 litres, une banquette arrière coulissante, une suspension pilotée et puis un dessin très prononcé, une très forte identité Lancia. Le véhicule sera lancé en juin 2008 sur le marché français.

- Quelles seront les motorisations proposées ?
En terme de motorisation, on aurait trois moteurs allant de 100 à 200 CV en essence et en diesel. Donc six moteurs en tout.

- Y aura-t-il une version intégrale ?
C’est encore un peu tôt pour le dire, mais c’est sûr que ce serait bien. D’abord parce que quand on porte ce nom il faut une version intégrale. Mais c’est un peu trop tôt encore pour se prononcer la-dessus.

- Concernant la Nouvelle Ypsilon, quels sont les changements ?
C’est pas facile de dire ‘on va faire un face lift sur une voiture qui est réussie’. Enfin, je ne suis pas très humble quand je dis ça, mais en réalité c’est une voiture déjà belle. Donc l’idée était de travailler sur des critères très précis. On voulait déjà enlever tout ce qui était plastique noir. Il y avait des plastiques noirs sur cette voiture. Or on est vraiment dans la citadine chic, glamour, il n’y en a plus beaucoup aujourd’hui des voitures comme ça sur le marché. L’idée était de la faire encore monter en qualité perçue. On l’a donc fait monter en gamme, en qualité perçue, d’où la suppression de tous les plastiques, d’où l’apparition de chromes. On a redessiné le bouclier avant et le bouclier arrière, le profil avec une petite baguette chromée, du plus bel effet. On a changé toutes les selleries intérieures. On a fait évoluer 90% des moteurs. On a fait apparaître un moteur multijet 90 Cv. Toutes les motorisations sont disponibles en boite Dolce Farniente System, en boite robotisée, sauf le petit moteur 60 cv essence. Il y a eu un gros travail sur la voiture et finalement sans faire payer ce travail. Le prix de base reste le même, et la version haut de gamme baisse même de 500 euros

- Vous êtes à la tête de Lancia France depuis le 1er juin, quel est votre objectif ?
Le plan d’action de la marque en France est assez identifié aujourd’hui. L’objectif, c’est de redresser la marque durablement en terme de volumes, d’amener cette marque aux alentours de 14 000 voitures en 2009 et peut être au-delà après. Les leviers pour y parvenir sont d’abord le plan produit. Ca c’est une certitude. Nous lançons une Ypsilon sport au mois de juin 2007, une nouvelle Musa au mois de novembre, avec un véhicule rallongé, un plus grand volume de coffre, un moteur 120 cv diesel, que nous n’avons pas aujourd’hui. Avec quatre moteurs diesel en fait. Un véhicule qui changera totalement dans sa robe et qui prendra définitivement son envol face à la voiture qui lui servait de base, Fiat Idea.
On aura aussi une Phedra avec une nouvelle motorisation de 175 cv diesel, qui est très attendue pour nous puisque c’est un monospace 7 places à caractère familial. Ca c’est pour 2007.
En 2008, nous aurons en juin la Delta et en février 2009 un coupé-cabriolet. En septembre 2009, la nouvelle Ypsilon sera proposée en 3 et 5 portes.

- Et au niveau du réseau ?
Il y a des régions où nous ne sommes pas, nous allons y être dans les deux ans à venir. Par exemple sur Paris, cette année on a quatre points de vente, grosso modo, et en 2008 nous en aurons entre 7 et 9. C’est important.

Le troisième chantier concerne les ambiances des shows-rooms, l’architecture extérieure mais aussi intérieure. Quand on voit ce stand, on se dit qu’il est plus facile de vendre les voitures dans ce climat là que dans le climat dans lequel on le fait aujourd’hui dans les concessions.

- Quid de l’image Lancia ?
Le quatrième chantier, c’est l’image. En l’occurrence la notoriété. Continuer d’investir un peu plus qu’on ne le fait aujourd’hui dans la publicité, pour faire connaître cette marque. Les Français aiment Lancia et sont prêts à revenir chez Lancia. Mais beaucoup de gens ne s’en souviennent plus forcément, surtout les jeunes générations. L’idée c’est de leur faire connaître, de leur faire découvrir cette marque. Concrètement, nous avons mis en place les outils marketing pour y parvenir, avec par exemple des choix déterminants dans les cibles. On sait qu’aujourd’hui on vend 90% des Ypsilon à des femmes. Ce n’est pas la peine de s’acharner à les vendre éventuellement à des hommes.
Musa par contre, on sait que les hommes apprécient la voiture. Là il n’y a aucun souci. Il y a un travail beaucoup plus ciblé en terme de marketing mais aussi beaucoup plus puissant.

- Quels sont les objectifs du salon ?
Entre 60 et 80 ventes, 800 à 900 essais. Mais c’est très difficile. Je n’aime pas faire les prévisions dans ce genre d’exercice parce que ce qui est important pour nous, c’est de montrer nos produits, d’emmagasiner beaucoup de sympathie et de contacts, que l’on traitera ensuite. Vous ne vendez pas forcément la voiture immédiatement, mais vous pouvez la vendre derrière très vite. Mais c’est clair que l’on est là pour faire de l’image mais beaucoup aussi pour faire des ventes.




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