Carlos Gomes, ’’l’avenir d’Alfa Romeo est souriant’’

Ecrit le lundi 27 septembre 2004 par Olivier Desclèves, Philibert Bacot, Vincent Royer

A quarante ans, Carlos Gomes est directeur général délégué d’Alfa Romeo France depuis juillet 2002. Au sein du groupe Fiat depuis 1998, il revient en détail sur les nouveautés présentées au Mondial de l’Automobile de Paris et sur la situation d’Alfa Romeo en France.


Alfa Romeo présente à Paris la nouvelle 147 en avant-première mondiale. Après 4 ans de succès de la première génération, n’est-ce pas un peu risqué ?
La 147 termine sa vie d’ici deux mois. C’est une voiture à succès. Depuis quatre. C’est le modèle le plus vendu aujourd’hui d’Alfa Romeo. Mais le marché aujourd’hui a changé et nous devons et nous somme obligés d’apporter au marché les nouveautés nécessaires pour rester compétitifs. Donc aujourd’hui le segment C premium voit l’arrivée de la BMW série E notamment. La 147 se rajeunit, se rend plus compétitive et propose plus d’arguments pour séduire nos clients.

D’une part, toute la partie arrière a été redessinée. Avec un plus qui est que le coffre gagne 12 litres supplémentaires. Ce qui est tout à fait convenable pour une utilisation familiale. La face avant est également redessinée pour être plus dans le style Alfa Romeo actuel. Elle gagne 5 cm de longueur ce qui lui donne une assise et un comportement plus que parfaits. Et pour certains de nos clients ou potentiels clients pour qui nos suspensions étaient trop sportives, une option « suspension confort » est proposée.

Cette nouvelle 147 hérite du moteur diesel de 150 ch de la GT. Il y a donc maintenant plus de moteurs diesel qu’essence chez Alfa. C’est une obligation aujourd’hui ?
La réponse est oui, c’est un passage obligé. Le marché a changé. Nous nous devons aussi de changer. Il faut voir aujourd’hui que nous apportons des solutions au niveau du diesel qui sont même plus importantes que certains constructeurs généralistes. Il suffit de voir les puissances disponibles sur la 147, 100 cv, 115, 126 pour la France parce que l’on a un moteur spécifique Multijet défiscalisé pour les sociétés, et maintenant le 150 cv. Donc quatre puissances, ce qui offre au client une palette de possibilités tout à fait important tout en maintenant nos moteurs essence 1,6 et 2,0 litres.

C’est vrai que le diesel aujourd’hui est rentré dans les mœurs, que se soit au niveau des alfistes qui gardent peut-être eux quelques voitures essence, que pour les nouveaux consommateurs qui eux sont plus habitués à rouler au diesel.

La nouvelle 147 disposera aussi d’une nouvelle transmission robotisée, évolution de la Selespeed. Quels en sont les changements ?
En fait on avait déjà introduit sur le modèle GTA une troisième génération de Selespeed. Je dirai que c’est une histoire à succès qui continue. Il faut voir que le Selespeed a aujourd’hui quatre ans chez nous. Il était sorti d’abord sur la 156, ensuite sur la 147 première génération, deuxième génération. Troisième génération avec le GTA, qui permet aujourd’hui de disposer d’une conduite beaucoup plus agréable dans les passages de vitesses. C’est un Selespeed qui procure de plus en plus d’agrément et qui répond aussi à un besoin de conduire simple et de conduire efficace.

Deuxième nouveauté du Mondial, la Crosswagon Q4, qui a déjà obtenu le prix du design à Val d’Isère cet été. Quels sont ses objectifs ?
C’est une voiture loisirs, qui part d’un succès qu’est la Sportwagon. Elle est techniquement rehaussée de 7 cm, elle a un Torsen C dernière génération avec une répartition avant et arrière très efficace à tous moments.

C’est une voiture qui s’adresse à une clientèle qui aujourd’hui a besoin d’évasion et qui a besoin aussi à certains moments de l’année de disposer d’une auto proposant une tenue de route sûre pour aller dans des endroits un peu hors du commun, des sentiers qui ne soient pas des routes ou des autoroutes.

Quelle situation et quel avenir pour Alfa Romeo en France ?
Je crois d’abord que l’avenir est très souriant et très optimiste. Nous allons terminer l’année autour de 14 500 voitures, donc une légère croissance par rapport à l’année dernière. Il faut aussi remarquer que dans nos segments on va passer de 1,7 à 2% de part de marché. Donc une croissance très importante. Nous sommes satisfaits de ces résultats et nous prévoyons de continuer notre croissance en 2005 avec notamment la 147 qui arrive et la Crosswagon.

Lancée en début d’année, l’Alfa Romeo GT est une vraie réussite ?
Avec la GT on va terminer l’année avec 2 000 voitures vendues. On a un portefeuille de 6 mois aujourd’hui de clients. C’est une voiture qui a vraiment atteint tout ce qu’on attendait d’elle. C’est un vrai coupé 5 places, une vraie voiture plaisir sans oublier aujourd’hui la polyvalence obligée pour les consommateurs. C’est vraiment une voiture qui nous a surpris et qui a dépassé nos espérances.

Alfa Romeo et le sport, quelle implication ?
Aujourd’hui on a choisi, depuis quelques années mêmes, d’être dans le Championnat Européen de berlines de tourisme (ETCC), d’ailleurs avec beaucoup de succès puisque l’on a remporté les trois dernières éditions. Cette saison c’est un peu plus difficile mais tout n’est pas encore joué. L’avenir passe d’abord par un renforcement de cette compétition.

Le championnat va devenir international. Il y aura des courses en Amérique du Sud et en Asie. Il y aura d’autres constructeurs qui vont rentrer. Il faut que nous puissions recueillir y compris en France les bénéfices de cette compétition. Ca peut passer par un certain nombre de choses. Ca peut passer par des pilotes français qui courent dans notre écurie, ça peut passer par une écurie française qui rentre dans ce championnat. Il y a toute une logique à développer, car aujourd’hui si on regarde bien le panorama français, on n’a pas encore trouvé chaussure à notre pied.

Qu’en est-il du concept 8C Competizione, déjà présenté à Genève ?
Pour l’instant il reste un concept-car. Aucune décision n’a été prise en ce qui concerne sa production. On travaille dessus au niveau technique et peut-être que prochainement on pourra vous donner plus de nouvelles.

C’est un « peut-être » avec des possibilités réelles ou un « peut-être » sans plus ?
Sans dévoiler, vous savez comment ça se passe pour ce genre de projet. Un concept-car est fait, ensuite il faut un business-plan pour savoir si le projet est tenable. Donc les équipes travaillent dessus pour trouver des solutions techniques qui puissent rendre faisable le projet.




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