Fiat Bravo 1.9 Multijet 120 ch Emotion

Ecrit le lundi 2 avril 2007 par Nicolas Billon, Vincent Royer - 2 commentaire(s)

La remplaçante de la Stilo présente des atouts majeurs : un look très latin, séduisant, et une large palette de motorisations. Suffiront-ils à faire de la Bravo une bonne voiture ? Verdict.


Face à l’ancienne Stilo, très anguleuse, la nouvelle Bravo, au galbe très latin. Desservie par son physique, la Stilo n’a jamais rencontrée le succès. A l’inverse, la nouvelle Bravo mise beaucoup sur ses lignes.

Arrivée sur le marché français le 17 mars dernier, cette nouvelle Bravo n’a qu’une ambition : dépoussiérer le segment C chez Fiat et faire oublier sa devancière. La tache ne devrait pas être trop difficile mais Fiat s’est pourtant fixé des objectifs plus que raisonnables : s’approprier 2,5% du segment C en France, soit 7000 voitures en 2007, et 10 000 en année pleine.

 Une large palette de motorisations

Pour y parvenir, Fiat dispose d’une large palette de motorisations. Un petit 1.4 essence de 90 ch, qui sera bientôt rejoint par deux nouveaux moteurs Turbo Jet de 120 et 150 ch. Mais surtout, trois moteurs diesels 1.9 de 90, 120 et 150 ch. Pour cet essai, nous avons retenu la version 120 ch. Plus puissante que la version 90 ch, trop juste pour les 1320 kg de la Bravo, elle est aussi plus agréable que la version 150 ch, trop brutale. Les accélérations sont franches, la puissance est bien passée aux roues. Vivante, cette Bravo ne pêche que par sa boîte cinq vitesses. Ses rapports, trop long, auraient mérités un meilleur étagement… ou une boîte six, comme sur la version 150 ch.

Niveau consommation, il faudra compter sur 5,3 l aux 100 km en cycle mixte, pour un rejet de CO2 de 139 g/km. Enfin, sur le plan des performances, cette Bravo atteint 194 km/h en vitesse de pointe, et accélère de 0 à 100 km/h en 10,5 s.

 Saine et sécurisante

Saine et sécurisante, grâce à sa coque très rigide et à ses suspensions ni trop fermes, ni trop souples, la Bravo ne pêche que par un très léger sous-virage. Côté sécurité, tous les équipements et aides sont disponibles de série ou en option. Notre finition Emotion disposait par exemple de série de 6 airbags, du régulateur de vitesse, des antibrouillards et de l’ABS.

Mais le véritable point fort de la Bravo, nous le disions en début de reportage, c’est son look. Fine, racée, élégante, cette nouvelle Bravo joue sur les courbes et les rondeurs, tout en restant affutée, dynamique. La face avant, qui reprend fidèlement l’évolution stylistique démarrée avec la Grande Punto il y a deux ans, mêle classe et sportivité, un peu à la façon d’une Maserati. Au centre de la calandre, très fine, trône le nouveau logo Fiat, sur fond rouge.

 Une petite Alfa Romeo

L’ensemble fait un peu penser à une Alfa Romeo. C’est dire si l’on est loin de l’ancienne Stilo. A l’arrière, on retrouve de gros optiques arrondies, clin d’œil à la précédente génération de Bravo. C’est d’ailleurs tout ce qu’elles ont en commun, avec le nom, évidemment.

Avec ses 4m34 de long, 1m79 de large et 1m49 de haut, la Bravo a grandie au point d’être l’une des plus grandes du segment. Du coup le coffre est lui aussi l’un des plus grands de la catégorie avec 400 l de volume utile. Une fois les banquettes rabattues, le volume passe même à 1175 litres.

 Générosité et habitabilité

On retrouve cette même générosité dans l’habitacle, très spacieux. Les sièges sont accueillants mais les différentes teintes de sellerie proposées nous ont parues un peu tristes. Ca manque un peu de couleur. Heureusement, la présentation est dynamique et l’ambiance très lumineuse. La qualité est en nette progression avec notamment un plastique moussé imitation carbone du plus bel effet.

Sur notre version Emotion, nous disposions de série de l’autoradio CD, du volant gainé de cuir avec commande de l’autoradio, et des rétroviseurs et vitres avant électriques. Les compteurs, bien agencés, sont agréables et lisibles. Ils font là encore penser à une Alfa Romeo dans leur présentation. La console centrale est habillée d’un joli plastique noir laqué.

L’ensemble aurait presque été parfait si les plastiques des portes n’avaient pas été de qualité inférieure, tant pour les yeux qu’au touché.

 Homogène et accessible

Au final, cette Bravo est donc très homogène, à l’aise partout mais sans véritablement exceller nulle part. Une bonne voiture, au tempérament latin très affirmé, qui pourra sans doute compter sur son fort pouvoir de séduction pour faire la différence face à des concurrentes, plus fades.

Proposée à 20 250 € en finition Emotion, la version diesel multijet de 120 ch est sans aucun doute le meilleur compromis de la gamme.

Une gamme qui commence à 16 400 € en motorisation essence 1.4 de 90 ch, et à partir de 18 550 € pour la première version diesel.

Tarif du modèle essayéau 17 mars 2007
Fiat Bravo 1.9 16v Multijet 120 ch Emotion 20 250 €
Climatiseur automatique Bi-Zone 350 €
Peinture métallisée extra-série 470 €
Toit ouvrant électrique panoramique Sky Dome 990 €
Radar de recul 300 €
Tarif du modèle essayé 22 360 €

2 commentaires


  • Cette voiture a mis toutes les chances de son côté et sera certainement plus vendue que sa devancière.

  • Fiat Bravo 1.9 Multijet 120 ch Emotion

    14 avril 2007 10:16, par bgé

    Belle auto ! dans la lignée de grande punto ! Dommage pas de boîte 6 et de F.A.P. en série... et puis toujours ce multijet certes valeureux mais bruyant. (un utilsateur récent de sédici avec boîte 6 et F.A.P). Un succès sans doute limité en France pour la bravo où à tord l’image de fiat est mise à mal.




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