La Squadra à la conquête du plateau

Ecrit le mercredi 7 décembre 2005 par Nicolas Billon, Vincent Royer

Bien que s’inscrivant dans la continuité de 2005, le plateau 2006 du Trophée Andros affiche de nombreuses nouveautés. Nouvelle structure Over-Drive/Oreca pour Fiat, et surtout seconde voiture entièrement féminine. Mais les adversaires de la Squadra Fiat évoluent aussi. Petit tour d’horizon.


Principal adversaire à battre, Yvan Muller, neuf fois titré en dix participations. Un Yvan Muller qui se voit infliger un handicap de 40 kg dès le début de la saison, handicap dû à son titre 2005 et instauré dans le nouveau règlement. « Malheureusement on ne me permet pas de me bagarrer à armes égales avec mes concurrents, regrette Muller. Je suis un peu victime de notre bon travail, de nos victoires précédentes. A partir de là on fait tout pour nous empêcher de gagner en nous mettant un handicap de poids qui, à mon sens, n’a pas lieu d’être. Surtout qu’il n’est infligé qu’à moi et à moi seul. Malheureusement. »

Un avis partagé par Franck Lagorce, l’un des pilotes Fiat. « Je trouve ça un petit peu dommage parce que ce n’est pas motivant pour lui. Pour nous ça ne l’est pas forcément non plus. Après chacun fait ses comptes, mais c’est comme ça. Il y a un règlement, il faut l’appliquer et il l’applique puisqu’il est ici, il a envie de gagner. Donc respect ! ».

S’il est toujours présent cette saison avec Kia pour défendre son titre, Yvan Muller ne cache pourtant pas sa frustration et sa déception. « L’objectif c’est évidemment de garder le titre. Mais encore une fois, demandez à l’Olympique Lyonnais de jouer à 10 au lieu de 11 ou à Rossi de rouler avec un 800 plutôt qu’un 1000 cm3, il ne va peut-être plus gagner. Et là c’est un petit peu les circonstances. Alors ce qui est dommage c’est que celui qui gagnera ne sera pas un vrai vainqueur. »

 Des équipiers pour Alain Prost

Et le nouveau vainqueur pourrait s’appeler Alain Prost. Pour sa troisième saison sur la glace, le Professeur roule toujours sur une Toyota mais préparée cette année par Tork Engineering et Richard Tur, l’ingénieur qui avait si bien réussi les Fiat Stilo de l’an passé. « C’est une voiture complètement nouvelle, explique Alain Prost. Toujours sur la base de la Corolla. Le moteur c’est la même base que l’année dernière aussi, le moteur Lexus de la RX300, mais qui est bien entendu préparé par Sodemo. C’est une toute nouvelle structure en même temps, avec nouveau châssis, nouveau moteur, et toute l’équipe nouvelle, ingénieurs, mécaniciens... donc c’est vrai qu’il faut que ça prenne un peu corps mais ça se passe bien quand même, vraiment. On a fait de bons essais, on est relativement prêts. »

Autre nouveauté pour Prost et Toyota, l’arrivée cet hiver d’une seconde voiture confiée à l’expérimenté Bertrand Balas et au débutant sur glace, Olivier Panis. « C’est vrai que ça faisait longtemps que je voulais faire le Trophée Andros, mais je suis très content de pouvoir le faire dans de bonnes conditions s’exclame Olivier Panis. C’est vrai que par rapport à Toyota France, qui m’a donné l’opportunité, et à Max Mamers et toute l’équipe du Trophée Andros, c’est un vrai plaisir d’être là. J’ai pas mal à apprendre mais en tous cas je suis très content d’être là et ça va venir. Les objectifs c’est d’apprendre. Quand il y a l’opportunité d’avoir un résultat, de le prendre. L’année prochaine les objectifs seront différents. »

 Jean-Philippe Dayraut, la soif de gagner

Contrairement à Panis, Jean-Philippe Dayraut est expérimenté et compte bien, après sa seconde place au général l’an dernier, remporter le titre cet hiver. Bénéficiant d’une toute nouvelle auto, la BMW série 1, il est surtout entouré dans le team AS Events des plus expérimentés du Trophée : Dany Snobeck, Jean-Pierre Béchu et Marcel Tarrès. Il partage cette année le bacquet de la BMW avec un autre habitué, Gilles Stievenart. « Je pense que le travail de Marcel Tarrès dans l’équipe est quelque chose d’indispensable aujourd’hui, explique ce dernier. On est très bien dans cette voiture, c’est tout ce que je peux dire. »

 Laurent Fouquet roule français

Au volant d’une Stilo l’an dernier, comme Gilles Stievenart, Laurent Fouquet change lui aussi complètement de monture cette année. « Déjà on a changé d’équipe puisque j’étais avec l’écurie Sport Garage l’année dernière et puis j’ai préféré repartir de mes propres ailes pour cette année. Non pas que ça se passait mal avec eux mais pour tout un tas de raisons. Mais la voiture en fait n’est pas totalement différente de celle de l’année dernière. C’est un châssis Tork donc le même châssis que l’on avait sur la Fiat l’année dernière. Motorisation Sodemo, donc motorisation identique. Boîte de vitesses identique. Bien sûr tout ça avec quelques améliorations, c’est une évolution de ce que l’on avait l’année dernière. Mais rien de fondamentalement différent. »

 Des Stilo 2005 toujours en piste

Laurent Fouquet, Jean-Philippe Dayraut, Gilles Stievenart, les pilotes des Fiat privées de l’an passé changent tous de monture. Celles-ci sont pourtant toujours présentes dans la compétition. Débutant sur le Trophée, Eric Guillemette est au volant de la première, en catégorie Promotion. « En fait c’est une voiture qui est assez particulière à conduire parce que je viens de la terre et on n’a pas les roues directrices, analyse Eric Guillemette. Donc c’est un gros problème d’adaptation pour des gens comme moi qui n’ont même pas essayés la voiture. Assez difficile à conduire sur les premiers tours, mais bon on s’habitue. Il faut y aller progressivement sans casser l’auto, ça sert à rien, donc on va dans le sens, tranquillement, de progresser pour remonter vers le haut du classement. »

Thierry Joncoux et Aurélia Marti bénéficient eux de l’ancienne Stilo officielle, celle qui a terminé quatrième l’an passé, entre les mains de Franck Lagorce. « Les ambitions c’est toujours d’aller plus vite, explique Thierry Joncoux. Au départ je disais que si j’arrivais à entrer dans les 15 premiers je serais ravi compte tenu des gens qui sont là. Maintenant si on peut faire mieux, on ne va pas s’en priver. Mais il faut rester les pieds bien sur terre. On a affaire à des professionnels et au fur et à mesure de la saison ils vont eux aussi progresser. Il ne faut pas qu’on se prenne pour ce que l’on n’est pas. On va faire le maximum et chaque fois que l’on aura un bon chrono on sera ravi. Et puis il faudra accepter de temps en temps de ne pas être dans les tous premiers. Mais ça a l’air de bien se passer. »

 Jean-Nöel Lanctuit, à surveiller

La présentation ne serait pas complète sans celui qui pourrait créer la surprise cet hiver. Après une saison difficile l’an dernier au volant d’une Alfa Romeo, Jean-Nöel Lanctuit revient au volant d’une Renault Clio, plus motivé que jamais pour succéder à Yvan Muller et s’imposer au terme de la saison. « Elle a une motricité formidable. On a encore à gagner en moteur à mon avis. Mais elle est compacte, elle ne prend pas de latéral, elle est assez facile à conduire. Elle a l’air fiable pour l’instant. Sur un circuit comme ça, comme sur les autres, ça me permettra normalement d’être devant, dans les 3-4. Après si au bout on peut faire 1, c’est génial ! Mais c’est bien, j’ai fait un jour 2 il y a deux ans en Elite Pro et j’aimerai bien rééditer en essayant de faire ou 2 ou pourquoi pas 1. Après c’est une question de circonstances. ».

Le décor est planté. La neige est tombée. La piste est verglacée. Que le meilleur gagne.




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