Nicolas Lévêque, ‘’le concept Fulvia n’est pas mort-né’’

Ecrit le mercredi 29 septembre 2004 par Olivier Desclèves, Philibert Bacot, Vincent Royer

A la direction marketing chez Lancia, Nicolas Lévêque met tous ses espoirs dans la gamme actuelle et ses nouveautés. Il revient également sur le concept Fulvia et les futurs modèles.


La nouveauté Lancia c’est la petite Musa. Quels sont ses atouts face à la concurrence ?
Le grand atout de la Musa, c’est qu’elle est la réponse à la Mercedes Classe A et à l’Audi A2 sur le marché haut de gamme des petits monospaces. Ce marché est un marché à très fort potentiel parce que c’est celui qui va croître certainement de la façon la plus rapide et la plus importante possible d’ici les deux à trois ans à venir. Sur ce marché il n’y avait pas vraiment d’offre haut de gamme, à part la Classe A, et Lancia est le premier constructeur à proposer une alternative.

Mais une alternative accessible, une alternative qui répond surtout à ses valeurs. Parce qu’il y a vraiment une orientation qui est basée sur le style, le raffinement à l’intérieur, la qualité des matériaux, les harmonies entre les teintes extérieures du véhicule et les coloris que l’on pourra retrouver à l’intérieur de l’habitacle. Il y a vraiment toute une symbiose qui est très très très forte et très très proche de nos valeurs Lancia.

Commercialisée mi-octobre, la Musa a pour objectif en France d’atteindre les 400 véhicules vendus en 2004. Des objectifs réalistes ?

Pour Lancia on a vraiment des objectifs hyper réalistes par rapport au potentiel de nos voitures sur ce marché là. C’est vrai qu’on ne s’adresse pas à tous donc on tient compte de ce point important, et du potentiel du marché par lui-même. Quatre cents voitures en un peu plus de 3 mois, c’est à peine 120 voitures par mois et c’est tout à fait accessible. La logique, c’est de faire une Musa pour deux ou trois Ypsilon.

Quelle est la situation de Lancia en France, et son avenir ?
La situation de Lancia en France est plus que positive parce que depuis le début de l’année on a une progression de +46%. Essentiellement dû d’ailleurs au succès de l’Ypsilon. C’est un modèle qui a su trouver sa clientèle telle qu’on l’avait positionnée. Une clientèle plutôt citadine, féminine, plutôt haut de gamme avec un niveau de revenus, de vie un peu plus élevé que la moyenne. On a réussi ce défi là. On vend à peu près 200 à 250 Ypsilon par mois en France depuis octobre dernier, le mois de lancement. C’est pour nous vraiment une réussite.

On peut dire que l’Ypsilon a permis de relancer la marque ?
De tout temps, la petite Lancia de luxe a été un apport plus que crucial pour maintenir et faire progresser la marque Lancia. Ca a toujours été la vocation de ce type de produit et ça le sera toujours.

La Lancia Ypsilon bi-colore, présentée sur divers salons, va finalement être commercialisée. Un véritable pari ou une production mûrement réfléchie ?

Aujourd’hui, pour nous, c’est un véritable test. C’est vrai que la Lancia bi-colore a été présentée sur les différents salons internationaux jusqu’à aujourd’hui. Elle est de nouveau présentée à Paris. Elle sera commercialisée en Italie à partir du mois prochain. C’est vrai qu’en France comme sur les autres pays européens, on a le besoin d’avoir le ressenti de la clientèle sur ce type d’offre. Qui est un peu plus exclusive, un peu plus différenciée, qui n’est pas vraiment habituelle. Qui fait vraiment appel à un achat coup de cœur, et donc passionné et pas forcément rationnel. Il y a donc vraiment besoin que l’on mesure la réaction des clients sur ce type de produits avant de s’engager sur une éventuelle commercialisation.

Une Thesis bicolore, dénommée Unlimited Edition, est également présentée sur le stand. Sera-t-elle elle aussi commercialisée ?

Là c’est vraiment un modèle développé par le Centre de Style Lancia pour le Mondial de Paris. En fait pour donner un coup de projecteur sur la Thesis de façon un peu plus originale qu’on ne le fait sur ce type de véhicule haut de gamme habituellement.

Les résultats de la Thesis, contrairement à ceux de l’Ypsilon, ne sont-ils pas un peu décevants ?
C’est vrai qu’avec Thesis on a un véhicule image avant tout. C’est-à-dire qu’il est vraiment là pour incarner le porte-drapeau de la marque, tout le savoir faire Lancia. Aussi bien en terme de style, d’équipement, de niveau technologique... c’est une voiture qui avait beaucoup d’innovations lors de son lancement par rapport à ce que l’on trouvait sur le marché. Donc c’est vraiment pour nous l’emblème Lancia, l’icône Lancia par excellence. C’est vrai que derrière, ça implique une politique commerciale qui est vraiment adaptée avec un traitement très privilégié du client. Forcément comme on crée la rareté, on la retrouve au niveau des ventes.

Autre nouveauté Lancia, la boîte robotisée D.F.S.. Quelles sont ses caractéristiques ?
La boîte DFS signifie en fait Dolce Farniente System, la douceur de ne rien faire à bord de la voiture. Nos Ypsilon et nos Musa sont équipées de cette boîte, qui est une boîte robotisée. C’est à dire que ça a tous les avantages de la conduite automatique, on peut conduire la voiture sans du tout changer les rapports, c’est la boîte qui s’en charge elle-même. Et puis on retrouve également le plaisir de la boîte manuelle, puisqu’il suffit avec le levier de commande séquentielle de pousser pour monter les rapports et de descendre pour rétrograder, sans appuyer sur la pédale d’embrayage. Donc on retrouve vraiment tous les avantages de la conduite manuelle et toute la praticité de la conduite automatique.

Le concept Fulvia, présenté aux précédents salons, est absent à Paris. Sa commercialisation est donc totalement oubliée ?

Une chose est sûre c’est que le concept n’est pas mort né, parce que le projet d’industrialisation existe toujours. La seule chose qui est vraiment importante pour Lancia c’est de faire plus qu’un succès avec Ypsilon et Musa, pour ensuite s’engager dans une nouvelle politique, de nouveaux produits, dont Fulvia, dont une remplaçante de Lybra et peut-être même une remplaçante de la Delta.

On a lancé quatre nouveaux produits en moins de trois ans, avec Thesis, avec Phedra, avec Ypsilon et maintenant Musa. Il n’y a pas un seul constructeur un peu plus spécialiste, un peu plus haut de gamme, qui a fait un tel plan de renouvellement produits sur le marché européen. Aujourd’hui on a de nouveaux produits en concession, on a une gamme complètement renouvelée. On va surtout attendre beaucoup de résultats de cette nouvelle gamme avant de proposer de nouveaux produits, qui sont de toutes façons déjà dans les cartons.




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