Rallye des Princesses 2005, un rallye pas comme les autres

Ecrit le jeudi 26 mai 2005 par Nicolas Baillet, Vincent Royer

Elégance, charme, convivialité, le sixième Rallye des Princesses est parti de Paris pour Monaco. Cinq jours de course de régularité où les participantes vont s’affronter aux volants de voitures d’exception.


Pour sa sixième édition, le Rallye des Princesses s’est une nouvelle fois installé sur la très chic Place Vendôme à Paris. Au programme de ce dimanche 22 mai, vérifications techniques et administratives, découverte du road-book et de quelques nouveautés.

« Les nouveautés c’est déjà que l’on est un peu plus que l’année dernière, explique Viviane Zaniroli, organisatrice du rallye. On a quand même dix équipages de plus, on est 48. Et puis cette année on a trois belles voitures d’avant-guerre. L’année dernière on en avait qu’une. On avait la Bugatti mais qui avait eu des petits soucis d’entrée la première journée. Elles ont réparées la machine, elles ont réparées les dames parce qu’elles avaient quand même été pas mal choquées. Et là se sont associées à elles, une superbe Alfa Romeo Zagatto de 1929 et une superbe BMW 328 de 1937. Donc là, c’est trois belles voitures. C’est superbe. Ca nous fait un très très beau plateau. »

 Une Alfa Romeo de 1929 pour les tenantes du titre

Aux commandes de cette Alfa Romeo Zagatto, des habituées de l’épreuve, Carole Gratzmuller et Michelle Pâques, l’équipage victorieux des deux dernières éditions. « C’est une voiture d’avant-guerre, une 1929, une Alfa Romeo Zagatto, 1750 6C mais carrossée par Zagatto, précise Carole Gratzmuller. Je crois qu’il ne doit pas en rester beaucoup, voir pas du tout. Elle a été restaurée très récemment. Elle va être un peu plus difficile à conduire, parce que forcément les avant-guerres ce n’est pas tout à fait pareil. Je ne suis pas une professionnelle de la conduite, donc il va falloir un petit temps d’adaptation quand même. L’accélérateur est au milieu et pas à droite, on ne monte pas les rapports de la même manière, il faut bien écouter son moteur... C’est vrai qu’elle ne tolère pas beaucoup d’erreur comme à la limite une voiture moderne. »

Et sur le plan du copilotage, essentiel dans un rallye de régularité, là aussi il faudra modifier les habitudes. « En fait on va anticiper plus la route, confie Michelle Pâques. Il va y avoir un travail en amont qui va être plus important. Déjà qu’il était pas mal mais là je crois qu’on va bien étudier les cartes pour visualiser les virages parce qu’on va essayer d’anticiper pour ne pas perdre des points bêtement. Moi je suis assez confiante. Si la voiture tient, nous ça va. »

 Une majorité de débutantes

Si Carole et Michelle sont des habituées, ce n’est pas le cas de la majorité des équipages. Pour beaucoup de participantes, il s’agit d’une première, d’une découverte totale des épreuves de régularité. Anonymes, stars ou pilotes professionnelles, pour toutes il s’agit d’un véritable défi. C’est le cas d’Elodie Metge, copilote en rallyes raids et fille de René, associée à l’animatrice et comédienne Linda Lacoste. « Les rallyes de régularité, c’est une première, reconnaît-elle. J’avais plutôt l’habitude de l’Afrique, du désert et des dunes, mais ça va me changer un petit peu. Et là c’est dans une super belle voiture. C’est ça qui change et c’est ça qui fait le charme de la course. »

« C’est une amie qui m’a parlé de ce rallye, explique Marie-Claire Le Vouedec, autre participante. Il y a quelques mois j’ai eu le plaisir de l’avoir au téléphone et elle m’a dit, Ben tiens, je participe au rallye des Princesses. Je lui ai dis Ah bon, et c’est quoi ? Alors elle m’a expliqué le principe et j’ai trouvé ça très intéressant. On a regardé avec ma mère si on pouvait trouver des sponsors, et puis trouver une belle voiture qui allait avec ce rallye. On a eu le plaisir de trouver une Alfa Romeo Duetto de 1965. Elle a quarante ans et ça a l’air d’être un vrai bijou. »

 Des stages d’initiation à la régularité

Pour permettre aux participantes d’arriver sur le rallye avec un minimum de connaissance, Viviane et Patrick Zaniroli, les organisateurs, proposent également des stages d’initiation à la régularité. « On passe la matinée en salle à leur expliquer toutes les parties théoriques, les contrôles horaires, les secteurs de régularité, toutes ces choses là, précise Patrick Zaniroli. Et puis l’après-midi on met en œuvre ce que l’on a appris le matin. Donc elles sont dans le vif du sujet. Elles mettent en pratique ce qu’elles ont appris le matin. Elles voient tout de suite les difficultés, elles commettent des erreurs, et c’est fait pour ça. Comme ça elles sont beaucoup mieux armées pour les premiers jours. »

Janie Juillet, associée à Nathalie Gabbay sur une Alfa Romeo GTV Coupé Bertone, fait partie de ces novices qui ont participé au stage. « C’était la découverte totale, se rappelle-t-elle. J’étais pour ma part dans un domaine complètement inconnu. Et donc c’était la surprise, la découverte tous les 100 mètres ! C’était palpitant. Le stage a été palpitant. »

 « On trace ! »

Et si près de la moitié des participantes ont suivies le stage, la pratique manquait encore pour beaucoup d’entre elles, si l’on en croit les réactions après la première matinée de course. « On a bien roulé, on a bien tracé, se satisfait Linda Lacoste. C’est marrant, tout d’un coup tu vois d’autres filles qui ne sont pas censées être là. Le premier secteur on l’a très bien fait je crois, grâce à Elodie. Et puis après il y a eu un problème avec les réglages de temps... » Et Elodie Metge de préciser. « Moi j’ai pas l’habitude de manier le chrono, donc voilà, au lieu de l’arrêter... enfin, je me suis un peu emmêlé les pinceaux. Au lieu de lui dire plus vite en fait fallait aller moins vite... Donc au final, on a beaucoup rigolé. »

Même bonne humeur pour Marie-Claire et Jacqueline Le Vouedec. « Pour une première, qui est une grande première pour nous, je pense que l’on a quand même fait des choses assez sympathiques. On a fait deux demi-tours, on s’est trompé un petit peu sur les secteurs de régularité, mais bon ce n’est pas grave. Dans ces cas là, on ne panique pas. Et puis on rigole et on dit bon ben là, le road-book ne suit plus alors hop, on fait demi-tour, et puis on reprend la bonne route. C’est pour cela qu’on rigole un petit peu, là, de nos erreurs, mais on va s’améliorer de jour en jour. C’était prévu au programme. Premier jour, donc il faut faire ses preuves. On va se régler. »

« Mais sinon on trace quand même, surenchérie Linda Lacoste. Même si on est à 50 km/h pour les secteurs de régularité, il faut quand même tracer le reste du temps. Vraiment. Donc on est entre 80 et 130 km/h quand même. C’est quand même de la vitesse aussi. »

 Des mécaniques capricieuses

Malheureusement pour certaines, la vitesse n’est pas toujours possible. Les anciennes mécaniques pouvant se montrer capricieuses. « On a le câble d’accélérateur qui a lâché, qui s’est desserré plus exactement, regrette Carole Gratzmuller. Donc on a été obligées de revisser. Ce qui fait qu’on est dans les choux ! Mais bon, on a récupéré et puis on est reparties, c’est l’essentiel. »

Et rien n’est perdu pour Carole et Michelle. Elles ont 1 600 km répartis en 5 étapes et 33 secteurs de régularité pour réussir à conquérir un troisième titre consécutif. L’arrivée est prévue vendredi à Monaco.

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