Rallye des Princesses 2006, habituées et novices

Ecrit le mercredi 14 juin 2006 par Vincent Royer

L’édition 2006 du Rallye des Princesses était sûrement l’une des plus belle depuis sa création. Retour sur un événement incontournable.


Des paysages magnifiques, des femmes radieuses, des voiture d’exception, de la grâce, du charme, du sport, des chronomètres, tout cela réuni dans un seul et même événement, vous ne rêvez pas, c’est en quelques mots la définition du rallye des Princesses.

Mais revenons quelques heures en arrière. Les 46 équipages engagés dans cette 7ème édition avaient comme d’habitude rendez-vous Place Vendôme pour les vérifications techniques et administratives.

 Beaucoup d’habituées

Parmi les concurrentes, beaucoup d’habituées. Carole Gratzmuller et Michelle Paques en sont ainsi à leur 5ème participation. Doubles vainqueurs de l’épreuve en 2003 et 2004, elles essaieront de renouveler la performance cette année. Elles s’alignent au départ, comme l’an passé, au volant d’une magnifique Alfa Romeo 1750 6C de 1929, carrossée par Zagato.

Jacqueline et Marie-Claire Le Vouedec étaient également déjà là l’an dernier. La mère et la fille ont tellement appréciées le rallye et l’Alfa Romeo Duetto qu’elles avaient louée pour l’occasion, qu’elles reviennent cette année avec leur propre Spider de 1970, acheté quelques semaines auparavant seulement.

« On manque d’entraînement mais à la fin de la semaine ça ira », s’exclame Marie-Claire après avoir réussi, non sans effort, à remettre en place la capote. « Quand on aura fait ça tous les jours, deux fois par jour, il n’y aura plus de problème », complète Jacqueline, la mère.

 Des novices

Un peu plus loin, Carole Bonnard et Claude Bénichou découvrent le rallye des Princesses. « Pourquoi participer à ce rallye ? Parce que c’est un rallye de régularité, explique Carole Bonnard. J’en fais un tout petit peu dans ma région et ce rallye est en fait mon cadeau pour mes quarante ans. Je tenais absolument à le faire, et à le faire cette année. C’est un rallye assez prestigieux. L’année dernière j’étais sur le rallye des Gazelles, qui est un petit peu différent, et j’avais envie de faire celui-ci cette année. Je suis secrétaire d’un club de vieilles voitures, et ça fait partie des vieilles voitures. »

Propulsée par un petit 903 cm3 développant 52 cv seulement, cette Fiat 850 est l’une des autos les moins puissantes du plateau. « Je suis venue la chercher à Paris, il y a un an et demi, à Chambourcy très exactement, se rappelle Carole. On l’a redescendue par la route. Là elle est remontée par la route pour venir ici. C’est une Fiat 850 Coupé Sport série III. Elle est assez rarissime en France. Sa particularité, ce sont les quatre gros phares. Elle a été importée à titre exceptionnel en France. Il y en a très peu. Elle n’est pas sur les côtes automobiles celle-ci. Elle est de 1972. »

 Des étapes plus longues

Reliant Paris à Monaco en cinq étapes, du 5 au 9 juin, l’édition 2006 compte pas moins de 1700 km et mènera les concurrentes à La Châtre, Vichy, Voreppe et Fayence, tout en leur réservant quelques surprises.

« Le parcours de cette année sera plus difficile que d’habitude par la longueur des étapes, explique Patrick Zaniroli, l’organisateur du rallye. En moyenne elles font 50 km de plus que les autres années. Parce que même si on a des villes étapes similaires, comme les deux premiers jours, on va toujours chercher des tracés différents, de nouveaux secteurs de régularité. Ce qui nous a obligés à aligner plus de kilomètres. Ce sera donc une difficulté supplémentaire pour nos concurrentes. »

« Ca va être sinueux, ça va être de belles étapes, de gros secteurs de régularité, complète Viviane Zaniroli, la femme de Patrick et organisatrice de l’épreuve. Plus on arrive vers le bout, plus elles sont rôdées, plus on leur fait des choses piégeuses. Genre un départ et six arrivées successives ! Là il ne faut pas mollir, il ne faut pas s’arrêter, c’est du sérieux ! »

Et les choses sérieuses commencent à quelques minutes du départ pour la famille Le Vouedec, avec une première incertitude. Les deux femmes ne se préoccupent que maintenant du fonctionnement du chronomètre et la tension monte légèrement.

 Joint de culasse cassé pour Carole Gratzmuller

A la pause déjeuner, les premières péripéties ont déjà touchées certaines concurrentes. « On a eu un énorme rocher qui est descendu du haut d’un talus, détaille Charlotte Valentin. Il y avait une personne qui était sur une pelleteuse, sur une grue, qui faisait des travaux. Avec un coup de pelleteuse, il y a un énorme rocher qui a dégringolé sur la route et on se l’est pris. On a eu une chance inouïe car on l’a juste eu devant, au niveau du pare-choc. »

Plus de peur que de mal pour cet équipage. De leur côté, Carole Gratzmuller et Michelle Paques auront moins de chance. Leur Alfa Romeo n’aura pas résistée aux 350 premiers kilomètres. « Le joint de culasse est cassé, montre l’un des mécaniciens de l’organisation à Carole Gratzmuller. L’eau qui refroidit le moteur rentre dans ce cylindre. Il se remplit d’eau, il le crache à l’échappement et si tu continues, tu casses complètement le moteur. »

C’est l’abandon. Pour les rescapées, il est l’heure de vivre le dernier secteur de régularité de la journée, sur le circuit de La Châtre.

« Le reste, super, se félicite Jacqueline Le Vouedec. On s’est perdu une fois mais on a vite fait marche arrière et on a repris la bonne direction. On est arrivées dans les temps impartis. Pas de problème. Là par contre, je ne sais pas. Ca va être la surprise. »

 Marie-Claire et Jacqueline Le Vouedec, gagnantes 2007 ?

En fin de journée, c’est au tour de Carole Bonnard et Claude Bénichou de connaître quelques petits soucis avec leur Fiat 850. Un bruit suspect dans la direction. Finalement, rien d’inquiétant et aucune intervention ne sera nécessaire.

Classées sixièmes à l’issue de la première journée, Marie-Claire et Jacqueline sont parmi les premières à se préparer le lendemain matin. Au programme, 211 km jusqu’à la pause déjeuner à St Alban les eaux.

En fin de matinée, embouteillage dans la seule station service bordant le parcours. Dès son arrivée, Carole Bonnard ouvre le capot moteur de sa Fiat 850. « Je vais laisser un petit peu aérer la mécanique. Je l’ai faite un petit peu chauffer je crois », rigole-t-elle.

Malgré la chaleur, la Fiat 850 Coupé Sport ralliera l’arrivée 3 jours plus tard, à Monaco. Pour leur première participation, Carole et Claude terminent à la 22ème place. Quant à Marie-Claire et Jacqueline, elles s’adjugent la huitième place. Soit quinze places de mieux que l’an dernier. A ce rythme là, l’an prochain, ce sont elles les gagnantes.




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