SCAR, ou l’alfiste à l’honneur

Ecrit le mardi 12 juillet 2005 par Vincent Royer - 1 commentaire(s)

Des Alfa Romeo et uniquement des Alfa Romeo, voilà ce que propose SCAR. Mais les bolides italiens étant déjà « parfaits », c’est le pilote que ce jeu propose d’améliorer au fil des courses.


Alfa Romeo 147 GTA, 156 GTA Super 2000, 75 Turbo Evoluzione, 33/2 « Daytona », ou bien encore 2000 GT AM ou Giulia TI Super ou TZ2, les Alfa Romeo les plus mythiques sont toutes là. Des concepts car font même partie de la distribution, comme la Nuvola ou la 8C. Certains modèles sortent aussi tout droit de l’imagination des concepteurs de SCAR. SCAR pour Squadra Corse Alfa Romeo, un jeu de course auto ne proposant que des Alfa Romeo. Vingt-cinq au total.

 Pas question de faire évoluer son auto

Mais outre le fait d’être monomarque, ce jeu se distingue aussi par une autre originalité. Ici, pas question de faire évoluer son auto, c’est le pilote qu’il faut faire progresser au fil de la compétition. Neuf types de compétences comportant chacun trois niveaux sont pris en compte. La santé, qui considère la condition physique du pilote, la vision, qui permet d’avoir recours au Tiger effect que nous détaillerons plus tard, l’intimidation, qui permet de pousser les autres concurrents à la faute, le maniement, qui concerne la concentration du pilote et sa maîtrise de la voiture, l’accélération, qui permet des accélérations puissantes et des changements de vitesses plus rapide, la récupération, pour mieux encaisser les accidents, le focus, qui permet de réduire les dommages, l’anticipation, qui augmente la durée et la puissance du Tiger effect, et enfin l’endurance, qui concerne la capacité du pilote à récupérer.

 Sensation de stress

Concrètement dans le jeu, vous gagnez des points de compétences en passant les différents niveaux. A vous de répartir ces points dans les compétences que vous voulez développer. Concernant l’intimidation, elle se traduit dans le jeu par une barre supplémentaire aux côtés du compteur de vitesse, de l’indicateur de temps, de position... Lorsqu’un adverse vous talonne de trop près, le niveau de résistance baisse au rythme des battements de cœur qui se font de plus en plus présents, jusqu’à ce que vous repreniez du champ ou que le niveau zéro soit atteint. Dans ce cas, l’image devient trouble, le bruit du moteur disparaît et le pilotage devient beaucoup plus difficile. La sensation est impressionnante. Malheureusement, au bout de quelques courses, on finit par s’habituer et l’effet de stress diminue.

De même, vos adversaires ont cette même barre au-dessus de leur auto. A vous de leur mettre la pression pour les envoyer à la faute ! Autre originalité, le Tiger Effect. Comme dans un jeu de rôle, celui-ci vous donne la possibilité de revenir en arrière de quelques secondes. Utile pour essayer d’éviter une sortie de route, ou une petite erreur de pilotage. Mais les vrais pilotes préfèreront ne pas l’utiliser.

 Mode Dynastie, pour faire évoluer son pilote

Proposant circuits, parcours routiers ou urbains, SCAR comprend 21 circuits. Graphiquement, ils sont sobres, sans fioritures. Comme les autos, parfaitement modélisées mais sans révolution. La bande sonore est répétitive et les moteurs sont pour leur part trop éloignés du bruit réel. Difficile de reconnaître une Alfa ! Dommage pour un jeu dédié à la marque.

Plusieurs modes de jeu sont proposés. Le plus intéressant est le mode Dynastie. C’est avec celui-ci que l’on fait évoluer son pilote. Les premières courses, au volant d’Alfa Romeo contemporaines de série, comme les 147 2.0 Twin Spark, 156 2.5 V6 24V ou encore GT 3.2 V6 24V ne sont certes pas passionnantes. Mais on se prend au jeu de la pression exercée par et sur le pilote. Viennent ensuite des voitures plus anciennes et plus difficiles à piloter, comme les Alfa Sud.

 Une navigation trop complexe

Pour varier les plaisirs, le mode Dynastie propose différents types de jeu qu’il faudra cependant tous réussir pour passer au niveau supérieur. Parmi ceux-ci, les Tours qui proposent des événements « Xp » qui font gagner des points d’expérience pour développer les capacités du pilote, des événements « équipement » qui font gagner casques, gants, combinaison plus performantes, des « tournois » qui rapportent des récompenses, et enfin le mode « championnat », une course de 9 tours qui permet de débloquer le « tour » suivant à condition de terminer la course dans les trois premiers. Mais le mode Dynastie, c’est aussi des défis et des courses contre la montre. Bref, sur le papier, ça a l’air compliqué. En réalité il n’en est rien. Le problème vient plutôt de la complexité de la navigation engendrée par les différents menus. Ceux-ci sont nombreux et à multiples niveaux. En plus, les transitions entre chaque écran de menu sont longues. On se lasse vite, dommage.

Niveau pilotage, on prend rapidement les voitures en main. Trop peut-être. On ne ressent pas beaucoup de sensation, même avec un volant à retour de force. Il faut dire que le jeu est plutôt typé arcade, pas simulation. Ceci expliquant cela. D’ailleurs si les voitures s’abîment au fur et à mesure des chocs, les dégâts ne sont pas proportionnels aux incidents. Sachant cela, SCAR, avec son concept original mêlant course auto et jeu de rôle, garantira de bons moments de jeu pour un prix pour une fois modéré, moins de 40 euros. A déconseiller aux pilotes en quête de réalisme, à conseiller à tous les autres, alfistes en tête.

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